JOHNSON CONCORDE [INTERVIEW]

JOHNSON CONCORDE
L’envers du décor

On les avait vus sur scène pour la première du Fury White Show, versant scénique de leur 3e album intitulé Antalanocryptovicious. Comprenne qui pourra. A l’occasion de leur passage sur les scènes gratuites du festival Terres du Son, cru 2016, Session Live s’est glissé en coulisses pour en savoir plus sur ce rockshow déjanté.

concorde

On les croyait fous (lire ici). Il faut dire qu’il y a de quoi : fardés et costumés, feignant un accent anglais de rockstar comme on n’en fait plus, affublés de pseudonymes pas piqués des hannetons (oui, Session Live milite pour le retour de certaines expressions dans la langue française), les six membres de l’aventure Johnson Concorde entretiennent le mystère et cultivent le rockshow.

Mais Session Live ne s’arrête pas pour si peu ! (aaaah…investigation quand tu nous tiens…). Ni une ni deux nous avons donc souhaité percer le mystère pour savoir qui se cachait derrière Johnson Concorde, ses choristes Priscilla Loveboat et Kyla Delight, le clavier Jonas Gilbert, le batteur Grichka Nocheiev et le bassiste Yough Motors.

Attablés sous les arbres du domaine de Candé après leur concert au festival Terres du Son, bas les masques ! Plus de maquillage, et quelques explications sur cette aventure qui a débuté presque par hasard si l’on en croit David, alias Johnson Concorde : « Au départ je faisais partie d’un collectif d’artistes, Parachute, on travaillait sur les icônes. J’ai créé ce personnage et une compilation de ce faux-artiste sur le retour, avec tous ses tubes sortis entre 75 et 95. C’était la bande-son de l’expo du collectif et ça s’arrêtait là. Mais j’ai rencontré des musiciens à ce moment-là, et Fabienne (sa compagne, comédienne et chanteuse, ndlr) m’a dit que c’était dommage d’en rester là. Ça s’est donc fait comme ça, on a eu l’opportunité d’être en résidence à la Pléiade, et on a poussé le truc jusqu’au bout ».

« Jusqu’au bout » signifie que chaque musicien a un personnage avec sa bio, et les costumes de scène font écho à une musique qu’ils apprécient tous : « un rock extravagant, grandiloquent, façon Ziggy Stardust/Bowie des années 70, Queen, le heavy metal des années 80 avec le décorum et les solos  de grosses guitares, et l’énergie de la brit-pop des années 90 avec des chansons énergiques qui filent la banane ».

Sur scène, l’effet « banane » est garanti, la faute à une scénographie efficace, où chacun a son rôle à jouer. Fabienne et Katy précisent que « c’est la touche féminine du projet ! Les garçons bossent sur la structure musicale au moins une fois par semaine, avec David on travaille à trois les harmonies vocales, et nous deux on prépare les tableaux scéniques pour chaque morceau, différents à chaque fois pour ne pas tomber dans la routine ».

Ajoutez à cela les costumes réalisés de main de maître par leur couturière attitrée, Aarianah, et vous obtenez un rockband qui « joue à être des rockstars absolues… et le public joue à être fan de rockstars ! Tout le monde s’amuse, ça donne la banane, ce qui n’empêche pas d’avoir un show structuré et au carré, des morceaux variés… et toujours le sourire ! ».

Si vous aussi vous voulez jouer, le rockshow est à découvrir ce samedi 27 août au festival Meslay Traces (41), puis le 10 septembre aux Liens du Son à Neuvy-le-Roi (37) et le 17 à Orléans. Sinon, il reste toujours l’option d’acheter l’album et de les suivre sur Facebook pour ne pas louper la fusée musicale Johnson Concorde, et c’est ici ou .

 

 
 
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